Le Québec est une province privilégiée et prospère en raison de ses richesses naturelles et de ses gens qui ont mis leurs connaissances et leurs énergies au service du peuple.

Malgré la volonté politique de nos représentants et la mise en œuvre de divers programmes sociaux qui n’ont pas réglé pour autant les problèmes auxquels sont particulièrement confrontés les familles à faible revenu, nous avons assisté aux cours des dernières décennies à la rupture de l’union de la famille ( liens qui sont à la base de toute équilibre essentiel dans une société donnée d’où émergent les administrateurs, médecins et ouvriers de demain ), causant des dommages irréparables à ses membres : mère, père et malheureusement les enfants, toujours victimes innocentes de ces conflits.

Au nombre des causes, parlons notamment de la dévalorisation du travailleur à faible revenu, du taux d’endettement maximum des couples de la classe moyenne, de l’insécurité des salaires et des emplois, de la hausse constante du coût de la vie, mais, plus important encore, de l’habitation et de l’alimentation qui demeurent instables. En outre, la libre entreprise exploite les nombreuses faiblesses de l’homme sous toutes ses formes en lui faisant miroiter l’illusion de l’accès au bonheur par les loteries, casinos, etc.

Tout en créant de l’emploi et faisant tourner l’économie, ces divers commerces ont aussi permis à plusieurs personnes de réaliser une fortune (2), ils furent catastrophiques pour une grande partie de la population. Pour ne vous donner que quelques statistiques : les hôpitaux et les prisons sont pleins. On dénombre dans la belle province de Québec plus de 500 000 alcooliques / toxicomanes. La dette du Québec est évaluée à plus de 191 milliards de dollars ( chiffre tiré du budget 2012 de Monsieur le Ministre R.Bachand, le 20 mars 2012) , celle du Canada à plus de 800 milliards de dollars. Le taux d’endettement des ménages canadiens dépasse les 163%. Cela veut dire que pour chaque 100 $ de salaire on en dépense 163 $. Plus de 50% de cette dette représente une dette de consommation.

Nous vivons dans un système où la réussite personnelle signifie pour beaucoup l’accroissement de la sécurité matérielle et monétaire. Dans une province industrialisée comme le Québec où l’individu est de plus en plus seul, les personnes recherchent un peu de plaisir et d’amitié afin de s’évader de leur travail routinier et de la solitude. Par l’entremise de la stratégie de vente en marketing la libre entreprise, sachant très bien que de nature l’être humain recherche la facilité et le plaisir, celle-ci présente  ses produits ( annonces publicitaires ) de manière à éveiller le désir de l’illusion que peut provoquer celui-ci. Bien entendu c’est l’éternel roue qui tourne, plus il y a de vente de produits plus il y a d’emplois créés au Québec. L’esprit de facilité accélère la création de l’illusion et la déception qu’elle entraîne; c’est le cas pour les loteries, casinos, et l’alcool. Pour vous donner un exemple : 1 des annonces publicitaires incitent les jeunes gens à s’enrôler dans l’armée, des gestes qu’ils n’auraient pas fait si ceux-ci n’avaient pas vu ou entendu ces publicités.

Notes Bibliographiques

 

  •  2- Hébert Breton, « Le marketing, réalité contemporaine », les Éditions HRW, 1980, 564 pages.
  • 1-Isabelle Gusse « notes de cours sur Communication ou propagande d’état », département de sciences politiques, Université du Québec à Montréal, automne 2011